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Codex Mundi 国境を越えるときに失われる感覚の学術的アトラス
Codex Mundiテーブル&フードManger de la baleine (Japon, Norvège, Islande)
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Manger de la baleine (Japon, Norvège, Islande)

Au Japon, en Norvège et en Islande, manger de la baleine reste légal et traditionnel ; ailleurs, c'est un tabou moral. Le malentendu est réciproque — et la consommation, là où elle est permise, s'effondre.

✓ 目標方向Au Japon, en Norvège et en Islande, la viande de baleine est un aliment traditionnel, légal (hors ou contre le moratoire de la CBI) ; en manger n'a rien de transgressif pour ceux qui la consomment.
⚠ 意味Un visiteur occidental, pour qui la baleine incarne la cause écologiste, lit un scandale moral là où l'hôte voit un plat ordinaire — et, à l'inverse, le local peut heurter un invité en la lui proposant.

01Un plat pour les uns, un scandale pour les autres

Au Japon, en Norvège et en Islande, la viande de baleine figure — de façon plus ou moins résiduelle — au menu de certains restaurants, marchés ou tables familiales. Pour une grande partie de l'Occident, en revanche, en manger relève du tabou moral : la baleine est l'emblème même de la cause écologiste. Le malentendu est frontal et réciproque : le visiteur occidental, horrifié de voir « baleine » sur une carte, y lit un massacre ; l'hôte local y voit une tradition alimentaire légale et un aliment comme un autre. Ici, le tabou n'est pas religieux mais culturel et politique.

02Le moratoire et ses trois exceptions

En 1982, la Commission baleinière internationale (CBI) a voté un moratoire sur la chasse commerciale — des quotas ramenés à zéro — entré en vigueur avec la saison 1985/86 en haute mer et 1986 pour la chasse côtière. Trois pays continuent néanmoins. La Norvège a déposé une objection formelle au moratoire : elle n'y est donc pas liée et chasse ouvertement le petit rorqual (baleine de Minke) depuis 1993. L'Islande a quitté la CBI en 1992, y est revenue en 2002 avec une réserve, et a repris la chasse commerciale en 2006 (rorqual commun et petit rorqual). Le Japon, lui, a longtemps mené une chasse dite « scientifique » ; la Cour internationale de justice a jugé le 31 mars 2014 que son programme antarctique JARPA II n'était pas mené « à des fins de recherche scientifique » ; le Japon a alors quitté la CBI (retrait effectif le 30 juin 2019) et repris la chasse commerciale dans ses eaux le 1er juillet 2019.

03Une consommation en chute libre

Le paradoxe est que, là où elle est légale, la baleine se mange de moins en moins. Au Japon, cette viande fut une source majeure de protéines de l'après-guerre — la baleine frite (kujira no tatsuta-age) était un classique des cantines scolaires — avec un pic autour de 233 000 tonnes en 1962 (Associated Press) ; elle est aujourd'hui tombée à quelques milliers de tonnes par an — une fraction infime de ce pic —, et la plupart des Japonais n'en mangent presque jamais. En Norvège, une enquête de 2021 indiquait qu'environ 2 % des habitants en consomment souvent, aucun parmi les moins de 35 ans. La pratique tient donc davantage à la tradition, à l'industrie et à la souveraineté alimentaire qu'à une demande de masse.

04Quelle baleine, et dans quel état ?

Toutes les baleines ne se valent pas au regard de la conservation, et la confusion est fréquente. Le petit rorqual (Balaenoptera acutorostrata), pilier des chasses norvégienne, islandaise et côtière japonaise, est classé « préoccupation mineure » par l'UICN — abondant. Le rorqual commun (Balaenoptera physalus), deuxième plus grand animal de la planète après la baleine bleue, chassé en Islande, est classé « vulnérable ». Le rorqual boréal (sei), inclus dans les quotas japonais d'après 2019, est « en danger ». C'est cette variété de statuts — de l'abondant au menacé — qui alimente le débat : l'argument de la « chasse durable » vaut pour le petit rorqual, beaucoup moins pour les grandes espèces.

05Le malentendu (et ce qu'il ne faut pas confondre)

Le touriste occidental qui commande « pour goûter », ou qui s'indigne bruyamment devant un étal de baleine, se heurte à un décalage de valeurs : ce qu'il tient pour un crime, son hôte le tient pour un repas. L'offense circule dans les deux sens — servir de la baleine à un invité écologiste, ou fustiger une coutume locale devant celui qui la pratique. Une précision, enfin, pour éviter une confusion courante : le grindadráp féroïen — le rabattage de globicéphales (petits cétacés) aux îles Féroé — est une chasse communautaire distincte, ni régie par le moratoire de la CBI, ni pratiquée par les trois pays de cette fiche ; l'assimiler à la chasse au rorqual du Japon, de la Norvège ou de l'Islande est une erreur fréquente.

誤解の地理

攻撃的

  • usa
  • canada
  • australia
  • new-zealand
  • uk
  • france
  • germany
  • netherlands
  • belgium

ニュートラル

  • japan
  • norway
  • iceland

文書化されたインシデント

実用的な推奨事項

そのために

  • Devant un plat de baleine à l'étranger, exprimer un désaccord éventuel avec mesure : c'est un aliment légal et traditionnel là où il est servi.
  • Distinguer les espèces et leurs statuts : l'argument de la « chasse durable » vaut pour le petit rorqual (abondant), beaucoup moins pour les grandes espèces.

避けるべきこと

  • Ne pas fustiger bruyamment la coutume devant ceux qui la pratiquent, ni la supposer illégale : Norvège, Islande et Japon chassent dans un cadre légal (objection, réserve, retrait de la CBI).
  • Ne pas confondre la chasse au rorqual (Japon, Norvège, Islande) avec le grindadráp féroïen (globicéphales), qui est une chasse distincte.

中立的な選択肢

情報源 · 7

参考資料Commission baleinière internationale (CBI), « Commercial Whaling » : moratoire voté en 1982 (quotas à zéro), en vigueur pour la saison 1985/86 en haute mer et 1986 pour la chasse côtière ; Norvège (objection) et Islande (réserve) chassent commercialement. —
参考資料Cour internationale de justice, Chasse à la baleine dans l'Antarctique (Australie c. Japon ; Nouvelle-Zélande intervenant), arrêt du 31 mars 2014 : le programme JARPA II n'est pas mené « à des fins de recherche scientifique ». —
報道National Geographic, « Japan will resume commercial whaling and leave the IWC » : retrait effectif le 30 juin 2019, reprise de la chasse commerciale le 1er juillet 2019 (deux premiers petits rorquals à Kushiro). —
報道Nippon.com, « Whale Meat No Longer a Major Protein Source in Japan » : viande source majeure de protéines de l'après-guerre (baleine frite dans les cantines scolaires) ; consommation « dépassant par moments 200 000 tonnes » dans les années 1960, retombée à quelques milliers de tonnes depuis 1988. —
参考資料UICN, Liste rouge (Cetacean Specialist Group) : petit rorqual « préoccupation mineure », rorqual commun « vulnérable » (deuxième plus grand animal après la baleine bleue), rorqual boréal « en danger ». —
参考資料Bibliothèque du Congrès (Law Library of Congress), « FALQs: What Rules Govern the Grindadráp » : le grindadráp féroïen (globicéphales, petits cétacés) est une chasse distincte, hors moratoire de la CBI — à ne pas confondre avec la chasse au rorqual. —
報道CNN / Associated Press : la consommation japonaise de viande de baleine a culminé à environ 233 000 tonnes en 1962 (contre environ 1 000 tonnes en 2021). —